Fréquence Juive Magazine

Sur le plan alimentaire, les Etats-Unis ont la réputation d'être le pays du "burger » et de la malbouffe... Certains soutiennent que la "bouffe" américaine nous envahit et qu'à cause d'elle, nous allons tous devenir aussi obèse que les Américains. Les différences entre les cultures alimentaires française et américaine sont-elles si marquées ?

Peu de diversité dans la diversité Concernant tout d'abord l'aspect qualitatif de l'alimentation, c'est-à-dire les aliments eux-mêmes, alors que la France est symbolisée par un bon vivant coiffé d'un béret, tenant une baguette de pain sous le bras, les Etats-Unis sont généralement caricaturés par une assiette de frites (avec ketchup bien sûr !), un hamburger, un cola et quelques cookies... Sans vouloir être chauvine, il est vrai que les Etats-Unis proposent une alimentation nettement moins diversifiée que celle qu'on trouve en France. Certes, on peut manger à tous les coins de rue et les marques alimentaires sont très nombreuses, mais les produits sont peu variés. La diversité alimentaire réside plus dans la diversité des marques et des variétés de produits que dans la diversité des produits de base proposés. De plus, la diversité concerne surtout les groupes alimentaires les moins indispensables chaque jour.

Pour rappel, pour avoir une alimentation équilibrée, il est recommandé pour un adulte de consommer quotidiennement : - 5 fruits et légumes - Un aliment céréalier ou féculent à chaque repas (en général, 4 par jour) - 3 produits laitiers - 1 à 2 portion(s) de VPO - Un peu de matières grasses végétales d'ajout variées - Un peu de sucre (ou produit sucré) pour le plaisir - De l’eau à volonté, les autres boissons étant facultatives Aux Etats-Unis, alors que ces aliments ne sont pas nutritionnellement indispensables chaque jour, il y a des rayonnages entiers de variétés de sodas, jus de pomme, barres chocolatées, chips, sirops d'érable, beurres de cacahuètes, etc. En dehors des magasins alimentaires, il y a aussi beaucoup de vendeurs de hot dogs, beignets, gros bretzels individuels, glaces… • • « Les Etats-Unis proposent une alimentation nettement moins diversifiée que celle qu'on trouve en France. » • Même dans les lieux de restauration, les menus sont peu variés ; ils proposent surtout des salades composées et des burgers déclinés sous toutes leurs formes : avec/sans frites, avec/sans chips, avec/sans fromage, avec/sans ketchup, végétarien/non, etc. Les aliments dont nous avons par contre le plus besoin chaque jour (féculents, fruits, purs jus, légumes, produits laitiers, viandes, poissons...) sont très difficiles à trouver, chers et peu variés. Ainsi, il y a très peu de boulangeries ; le pain à "la française" et le croissant sont quasiment considérés comme des produits de luxe. Heureusement, la « Parisienne Bakery » sur Pico bd., propose de très bonnes viennoiseries et pâtisseries à des prix tout à fait abordables. Un autre exemple frappant pour un Français : le cas du fromage. Notons une pauvreté marquée dans le goût et les marques. De plus, il s'agit presque toujours de la même base de fromage, déclinée sous différentes formes, avec différents arômes... Rien à voir avec les nombreux fromages que nous offrent les commerces cashers français (camembert, brie, bleu, roquefort, fromage de chèvre, emmental, comté, fromage de brebis...) ! • Priorité aux gourmands ? Du point de vue cette fois des quantités, la différence entre la France et les Etats-Unis est flagrante. On pourrait se demander si les Américains ont un plus gros estomac que les Français... Les portions sont vraiment beaucoup plus importantes que celles que l'on trouve chez nous pour les aliments de consommation courante. Boissons, yaourts, hamburgers, pâtisseries, café sont quelques exemples significatifs. Et cette notion de "grosses portions" est valable aussi bien dans les supermarchés que dans les restaurants. Souvent, dans les lieux de restauration, ce qui serait une grande portion chez nous (ex. : 33 cl pour une bière*) est en fait la plus petite portion proposée aux Etats-Unis. Que la taille des portions soit généreuse pourrait être un avantage, surtout lorsqu'on est gourmand ; malheureusement, les grosses portions concernent souvent des aliments qui apportent des sucres et des graisses.

Du coup, ces portions sont excessives par rapport aux besoins alimentaires et nutritionnels réels. • • « Les aliments de qualité, dont nous avons le plus besoin chaque jour (fruits, légumes, produits laitiers, viandes, poissons...), sont plus difficiles à trouver, chers et peu variés. » Comportement alimentaire En terme d'habitudes alimentaires, les Américains sont très différents de nous. Ils ont généralement une alimentation très spontanée : quand ils ont faim, ils mangent. Mais ils ne prennent pas forcément le temps comme nous de s'arrêter trois ou quatre fois par jour pour prendre de vrais repas, en famille, entre amis ou entre collègues. Pour les personnes qui travaillent en ville, le réflexe quand elles ont faim est souvent de descendre acheter quelque chose au fast-food ou au Deli's du coin, ou encore de se faire livrer des pizzas, hamburgers, menus asiatiques... Nutrition : tout et son contraire Pour les passionnés d'alimentation et de nutrition, même si leur alimentation paraît plutôt uniforme et excessive, les Etats-Unis sont très intéressants. D'un point de vue nutritionnel, c'est le pays des extrêmes. • D'un côté, de nombreuses initiatives semblent être prises en faveur de la santé des consommateurs : - thé et café sont très légers en caféine voire "Caffeine Free", - presque tous les produits alimentaires sont déclinés en une version allégée en calories, allégée en sucre, "low fat" (allégée en matières grasses) voire "fat free", - il existe de nombreuses boutiques de produits diététiques, - il y a beaucoup d'édulcorants de synthèse (les substituts du sucre comme l'aspartame) en poudre, en comprimés et intégrés dans les produits alimentaires, - il y a beaucoup d'aliments qui revendiquent des bénéfices santé, - les ingrédients santé sont plus facilement introduits dans les produits qu'en France (ex. : olestra, sucralose...), - certaines cartes de restaurants proposent des plats bénéfiques pour le système cardiovasculaire, - les informations sur l'équilibre alimentaire sont largement diffusées, - Dans certains restaurants, il y a des affiches qui présentent la pyramide de l'équilibre alimentaire proposée par le Ministère de la Santé américain, - chaque produit alimentaire offre un étiquetage nutritionnel et explique quelle est la contribution du produit aux besoins journaliers, - etc • D'un autre côté : - des régimes alimentaires dangereux (qui font maigrir puis grossir) font fureur car ils sont plébiscités par des people (régime Atkins, diète protéinée...), - les portions alimentaires sont trop importantes, - l'alimentation est peu diversifiée, - il n'y a pas vraiment de repas ; les Américains mangent quand ils ont faim, - etc Les critiques exagèrent : il est tout à fait possible de prendre de bons repas, nutritionnels et gustatifs, aux Etats-Unis.

Mais il est clair que l'alimentation proposée est moins diversifiée que l'alimentation française, et moins structurée sur la journée. Nous avons en tout cas, tout intérêt à garder nos richesses en terme de nutrition : notre diversité alimentaire, nos traditionnels repas, notre attachement à cuisiner de bons petits plats,... Les Américains semblent d'ailleurs d'accord avec cela. Un livre connaît un grand succès aux Etats-Unis ; il s'intitule "French Women Don't Get Fat" (les femmes françaises ne grossissent pas) et explique aux Américaines comment s'alimenter comme une femme française, c'est-à-dire avec raffinement et gourmandise... .

Courrier des lecteurs

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RABBI MOSHE AARON PINTO CHLITA

« In the place where there is no men, get up and be a man.» « À l’endroit il n’y a pas d’hommes, lève-toi et sois un homme.» (Pirkei Avot 2) Descendant de deux familles marocaines de Tsaddikim, Rabbi Moshe est le fils du Rabbin Yaacov Pinto Chlita (Rabbin de la synagogue Pinto Center à Los Angeles, depuis 1980) et de la sainte Rabbanit Dinah Abihssira (fille de Rabbi Meir Abihssira ZL’).

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À l’approche de Roch Hachana, évoquons certaines des problématiques que nous avons à résoudre dans notre vie afin de nous préparer de manière optimale à ce grand jour. La principale d’entre elles étant celle de notre rapport avec Hachem.

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