Fréquence Juive Magazine

Est-ce que le but des mitsvot est d’être une meilleure personne ? Après la vie, comment serons-nous jugés ? Les fautes entrainent-elles des punitions ? Sur quoi ? Sur qui ? Pour quelles générations ? Quelles sont les vraies répercussions de nos actes ? Nos ravs et rabbanites répondent.

RAV DAVID ICHAI Conférencier en Israël, en France et aux Usa Réponse à la première question: "Les Mitsvot nous aident à renforcer notre lien avec D. et nous permettent surtout d'ancrer en nous la Emouna (notre but suprême) ; cette conscience que D. est l'unique source de tout, qu'Il intervient de manière individuelle dans nos vies, qu'Il les gère dans les moindres détails et ce, en étant systématiquement orienté vers le bien. La Emouna est la clé d'une vie sereine. Acquérir de meilleurs traits de caractère, est-ce possible ? Oui tout à fait, il suffit de vivre à travers le prisme de la Emouna. Comment serons-nous jugés ? Concept révolutionnaire dans le judaïsme : D. ne nous juge pas en fonction du résultat obtenu. Le but n'est pas tant de réussir, d'arriver au bout des choses, mais plutôt de fournir des efforts. Nos Sages sont formels sur ce point : D.

nous juge uniquement selon les efforts fournis dans l'accomplissement de nos Mitsvot. Toute bonne action, aussi infime qu’elle soit, mérite récompense. Il en est de même pour la faute qui entraîne, elle, une punition. C'est un des 13 fondements de la foi juive. Évidemment, à l'instant ou une personne décide de faire Téchouva, cela a pour elle l'effet d'un bouclier devant le châtiment. Seule une transgression volontaire entraîne une punition. L'homme est le seul à assumer les répercussions de ses actes. "Chacun paiera pour son propre péché" (devarim 24, 15). Par ailleurs il est marqué que "D. poursuit la faute des pères sur les enfants" (chemot 20, 5). Le sujet est complexe, mais très brièvement, nos sages nous expliquent que cela s'applique dans le cas où le père a fauté sans se repentir, et que les enfants continuent sur le mauvais chemin de leur père. D. peut alors punir le père pour sa faute et le faire payer aussi en punissant ses enfants. Nous formons un peuple interconnecté et nous dépendons tous les uns des autres. Chacun est d'une certaine manière et à un certain niveau, responsable de la faute de l'autre. Mon renforcement dans l'accomplissement d'une Mitzva peut entraîner le même phénomène chez un autre juif, et malheureusement le contraire est également vrai. C'est cette force là qui nous unit et fait de nous un peuple si spécial." RAV REUVEN BAUBOT Conférencier et professeur de sciences et de Torah à Los Angeles "Le but ultime des mitsvot est de faire la volonté d’Hachem, en tant que père si l’on comprend pourquoi, ou en tant que maître si l’on ne comprend pas pourquoi.

L’effort est payé dans ce monde selon le mazal de la personne : argent, santé ou autre. La mitsva n’est jamais perdue !




Même un enfant ou un serviteur a besoin de motivation, et D. nous en donne ! Chabbat, par exemple. Le Chabbat n’a pas été donné comme mitsva mais comme cadeau - raison pour laquelle un non-juif ne doit pas faire Chabbat. Chabbat a plus gardé le peuple juif que le peuple juif a gardé Chabbat ! Un exemple encore plus pratique ; la circoncision. On sait aujourd’hui que celui qui est circoncis a 100 fois moins de probabilités d’attraper le sida (attention ! cela ne remplace pas le préservatif !). On a aussi découvert que la circoncision préservait du risque du cancer du pénis (0%, c’est très bas !). Inversement, ne pas être circoncis peut être une circonstance aggravante. Si un homme a le cancer du pénis, il peut transmettre des cellules cancéreuses à sa femme, puis déclencher, chez elle, un cancer du vagin ou de l’utérus. Réelle motivation, n’est-ce pas ? Avec le temps, on en découvre d’autres. Le saviez-vous ? Le cancer du vagin : 60 % des femmes en meurent, mais chez les femmes juives orthodoxes, seulement 3 %. Pourquoi ? Parce qu’elles vont au mikvé ! Et on ne peut pas aller au mikvé si l’on continue de saigner. D’autre part, notons que l’effort est payé dans ce monde selon le mazal de la personne : argent, santé ou autre. La mitsva n’est jamais perdue. Elle reste dans le Olam Haba (monde futur)". Sources: www.fr.wikipedia.org/ wiki/Circoncision_et_sida www.



bmj.com www.liebertpub.com Que du bonheur ! Amen ! RABBANITE SARAH PERETS Conférencière à Los Angeles "Nombreux sont ceux qui pensent : « je fais des Mitsvot, je suis tout de suite récompensé, je fais des Averot, je suis tout de suite puni !» La religion juive, ce n’est pas ça du tout ! Les Mitsvot sont des connections à Hakadoche Baroukhou qui nous dévoile, tôt ou tard, ses récompenses. Chaque fois que l’on fait une faute, on se déconnecte. On ne comprend pas toutes les Mitsvot mais malgré cela, il faut quand même les faire. Faire des Mitsvot, sans rien attendre en retour, c’est ce qui fait grandir notre Nechama. S’investir dans le long terme, c’est ce qui fait que le mérite de nos Mitsvot reste éternel et ancré dans notre âme." .

Recent Reviews

BEIGNETS "SFERIES" DE PESSAH

9.3

En exclusivité, la recette des beignets de matsa pour Pessah. Cette recette est d'origine d'Afrique du Nord et d'Europe de l'Est.

Courrier des lecteurs

La table ronde

La table ronde

MISVOT AVEROT CONSEQUENCES

Est-ce que le but des mitsvot est d’être une meilleure personne ? Après la vie, comment serons-nous jugés ? Les fautes entrainent-elles des punitions ? Sur quoi ? Sur qui ? Pour quelles générations ? Quelles sont les vraies répercussions de nos actes ? Nos ravs et rabbanites répondent.

La table ronde

Le Mazal

Au delà de la réalité physique existe la métaphysique. Au delà de la matière existent des énergies invisibles à l’œil nu. Ce sont ces énergies-là que l’on appelle « Mazal ». Ce flux d’énergie est-il à l’origine de la providence de D. ? A-t-on un destin ? Doit-on parler de hasard ou de nature ? La chance, qui en bénéficie ? Tout le monde ? Quand ? Les étoiles, ont-elles une influence sur le monde ? D’après un cours du Rav Ron Chaya. Voici les réponses des penseurs de FRÉQUENCE JUIVE.

La table ronde

LA COLÈRE

FRÉQUENCE JUIVE donne la parole aux membres de notre communauté. Dans notre vie privée avec nos proches, au travail avec le stress, ou même avec nos amis, nos comportements peuvent parfois nous dépasser. Rester calme ou s’énerver ? Se contrôler ou se laisser déshonorer ? Ne plus se maîtriser ou être patient et respecter le code de la route ? Est-ce une réaction liée à une immaturité ? La colère, la rancœur, en a-t-on vraiment besoin ? Débat autour de la table ! Voyons ce que nos lecteurs ont à dire sur LA COLÈRE.

La table ronde

La Richesse

FRÉQUENCE JUIVE donne la parole aux membres de notre communauté. Pour certains riches, l’argent est moteur, pour d’autres, c’est un frein spirituel. Certains ont la tête qui tourne à partir de 10.000 dollars, d’autres vibrent pour une somme bien inférieure. Voyons ce que nos lecteurs ont à dire sur LA RICHESSE, du plus profond d'eux-mêmes.