Fréquence Juive Magazine

Si vous jetez un coup d’œil dehors, vous ne verrez pas le moindre arbre en fête ni en fleurs... Bien au contraire, la nature semble quasiment morte, les branches sont desséchées, pas le moindre fruit. Ne serait-il pas plus judicieux de célébrer Tou Bichvat au printemps ou en été, quand les arbres se parent d’un feuillage verdoyant et les fruits juteux et colorés se balancent sur leurs branches ?

Petite graine deviendra fruit… Suivant une ancienne coutume kabbalistique, nous avons l’habitude d’organiser un Seder, un repas festif durant lequel nous dégustons et faisons l’éloge des fruits faisant la fierté de la terre d’Israël. Or il existe un ordre très précis exprimant un message très profond. Chacun de ces cinq fruits renferme une ou plusieurs graines qui lui sont propres. • L’olive et la datte : le noyau. • Le raisin : les pépins. • La figue : petites graines croquantes nommées akènes. • La grenade : graines pulpeuses appelées arilles. Comme vous pourrez le constater, certaines graines ne se mangent pas, tandis que d’autres oui. Le soir de Tou Bichevat, nous veillons à déguster les fruits selon une progression ascendante bien précise ; depuis ceux dont les graines ne sont pas comestibles, jusqu’à ceux dont les graines sont destinées à la consommation.

• L’olive : nous nous empressons de recracher le noyau parce qu’il est amer. • La datte : le noyau n’est pas comestible mais recouvert d’une fine membrane légèrement sucrée, et que nous suçons pendant un bref instant avant de le jeter. • Le raisin : les pépins sont si petits qu’il nous arrive souvent de les avaler plutôt que de les recracher. • La figue : la chair est composée de milliers d’akènes, que nous mangeons car elles font partie intégrante du fruit. • La grenade : nous mangeons uniquement les graines. Pourquoi célébrons-nous Tou Bichvat au beau milieu de l’hiver Les sages du Talmud (Traité Roch Hachana, p.14/a) nous révèlent que Tou Bichvat correspond au moment précis où la sève recommence à circuler dans les différentes parties des végétaux.

« Tou Bichvat Higuia, H'ag La’ilanot – Tou Bichvat est arrivé, c’est la fête des arbres. »




Un liquide nourricier qui permettra, le printemps venu, à de magnifiques fruits de s’épanouir sur ses branches. À l’extérieur, la nature semble morte. Mais à l’intérieur, le processus de sa régénération est d’ores et déjà enclenché. C’est à partir de l’obscurité hivernale que naît et renaît la floraison estivale. Et ça, ça mérite bien une petite fête... L’homme est un arbre Comme lui, nous traversons parfois des moments d’obscurité, de désespoir et de découragement. Nous avons sur le cœur comme une sorte de « noyau amer » dont nous voudrions à tout prix nous débarrasser. C’est là qu’intervient Tou Bichvat, le moment où nous comprenons que chaque noyau amer pourra un jour se transformer en un fruit sucré.



Nous sommes parfois obligés de traverser une période d’hiver, pour arriver à la floraison de l’été. Alors, ce Tou Bichvat, quand nous dégusterons les fruits de la terre d’Israël, arrêtons-nous un instant pour les observer et réfléchir au message que leur graine incarne. Quand nous rencontrons un "pépin", voulons-nous simplement le jeter, faire comme s’il n’existait pas, ou préférons-nous le transformer en un fruit sucré ? Nous avons le pouvoir de transformer chaque période difficile en un tremplin vers le progrès et l'élévation. Il n’en tient qu’à nous de faire l’effort nécessaire pour la transformation. Tou Bichvat Saméah’ à toutes et à tous ! .

Courrier des lecteurs

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