Fréquence Juive Magazine

Voici l’ordre dans lequel nous consommons les « Signes », les soirs de Roch Ha-Chana

Pour commencer, il faut prendre une datte et réciter la bénédiction de Boré Péri Ha’ets. Si les dattes sont nouvelles, on doit aussi réciter la bénédiction de Chéhéhé’yanou (mais il faut veiller à ne pas les placer sur la table au moment du Kiddouch lorsqu’on récite Chéhéhé’yanou, afin de ne pas les acquitter par le Chéhéhé’yanou du Kiddouch et perdre par cela le Chéhéhé’yanou sur le fruit, il faudra donc les retirer de la table lors du Kiddouch, ou bien les recouvrir). Ensuite, on goûte un peu de la datte, et on dit : « Yéhi Ratson Milefanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Cheyitamou Oyévénou Vésson’énou Véh’ol Mévakché Ra’atenou » (« …que nos ennemis disparaissent… »). Ensuite, on prend de la grenade et on dit : « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chénihyé Méléim Mitsvot Karimon (« …que nous soyons remplis de Mitsvot comme la grenade), puis on consomme.

Ensuite, on prend la pomme dans le miel et on dit : « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chétith’adèch ‘Alénou Chana Tova Oumétouka (« …que se renouvelle pour nous une bonne et douce année) (lorsqu’on récite la formule du « Yéhi Ratson… », il faut la dire avec mention du Nom d’Hachem, ainsi que sa Royauté (Chem OuMalh’out) Après avoir goûté de la pomme dans le miel, on prend des haricots et on dit : « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chéyirbou Za’houyoténou… (« …que nos mérites se multiplient ») Ensuite, on prend de la courge et on dit : « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chéyikara’ Roa’ Guézar Dinénou, Véyikaréou Léfanéh’a Zah’iyoténou (…que soit déchiré notre mauvais décret et que soient lus devant Toi nos mérites) (certains ont l’habitude de consommer de la carotte avec la courge car on prononce le mot « Guézar » dans le Yéhi Ratson, et il ressemble au mot Guézer qui veut dire « carotte ») Ensuite, on prend du poireau et on dit: « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chéyikartou Oyévénou Vésson’énou Véh’ol Mévakché Ra’aténou (« …que soient retranchés nos ennemis ») Ensuite, on prend des épinards et on dit: « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chéyistalékou Oyevénou Vésson’énou Véh’ol Mévakché Ra’aténou (« …que soient retranchés nos ennemis) Ensuite, on prend de la tête de mouton et on dit: « Yéhi Ratson Miléfanéh’a A.

D.O.N.A.Ï Elo-hénou Véélo-hé Avoténou Chénihyé Léroch Vélo Lézanav. En souvenir du bélier d’Itsh’ak Avinou, le fils d’Avraham Avinou (« …Que nous soyons à la tête, et non à la queue et ceci est en souvenir du bélier qui fut sacrifié à la place d’Itsh’ak Avinou) La Cacherout de la viande Il faut être très vigilant sur la Cacherout de la viande ou de la tête de mouton, de ne l’acheter seulement lorsqu’on sait explicitement qu’elle est Cacher, que le mouton a été abattu par un Choh’et compétent, qui craint Hachem, et que l’on a vérifié que la viande est « H’alak ». Si l’on ne trouve pas de la tête de mouton sous ces conditions, il est préférable de prendre une tête de poulet ou de poisson, ou de tout autre animal. Consommation de poisson Certains ont l’habitude de consommer du poisson pour Roch Ha-Chana, par allusion au fait que nous souhaitons nous multiplier comme les poissons. Cette tradition est rapportée par Rabbi David ABOUDERHEIM. Cependant, notre maître le H’YDA rapporte qu’il ne faut pas consommer de poisson pour Roch Ha-Chana, puisque le mot « DAG » (poisson) ressemble au mot « DAAG » (avoir des soucis). Il fonde cette explication à partir du Tikouné Ha-Zohar Ha-Kadoch. Cependant, lorsque Roch Ha-Chana tombe un Chabbat, il ne faut pas annuler la coutume de manger du poisson le Chabbat. « Servez Hachem dans la joie, et réjouissez-vous en tremblant » (Téhilim) Le meilleur signe parmi tous qu’il faut observer le jour de Roch Ha-Chana est d’adopter une conduite calme, paisible et réjouissante au sein du foyer en ces jours-là. Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l servait Hachem avec une joie particulière le jour de Roch Ha-Chana.



Il se comportait avec amour et fraternité, avec un visage particulièrement accueillant envers toute personne de son entourage. Mais l’homme doit savoir être vigilant et ne pas se comporter avec légèreté, ne pas avoir de conversation profane le jour de Roch Ha-Chana, car c’est le jour du Jugement, et il faut le consacrer principalement à la Torah, à la prière et à la lecture des Téhilim ou autre, chacun selon ses capacités. Un grand a dit un jour : Les gens ont l’usage de ne pas consommer de noix à Roch Ha-Chana car la valeur numérique du mot « Egoz » (noix) est la même que celle du mot « ‘Hett » (faute) [sans le « Alef » dans ‘Hett]. Mais ils oublient que la faute elle-même a pour valeur numérique le mot « ‘Hett ». .

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RABBI MOSHE AARON PINTO CHLITA

« In the place where there is no men, get up and be a man.» « À l’endroit il n’y a pas d’hommes, lève-toi et sois un homme.» (Pirkei Avot 2) Descendant de deux familles marocaines de Tsaddikim, Rabbi Moshe est le fils du Rabbin Yaacov Pinto Chlita (Rabbin de la synagogue Pinto Center à Los Angeles, depuis 1980) et de la sainte Rabbanit Dinah Abihssira (fille de Rabbi Meir Abihssira ZL’).

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Né dans une famille de rabbins en 1743, il se distingue dès son jeune âge par son savoir et son intelligence, érudit en Talmud et évoluant aisément dans l’étude du Zohar.